
Un moyen d’extraire le gaz de schiste
Les réserves d’hydrocarbures, que ce soit le gaz naturel ou le pétrole, s’épuisent. Les scientifiques du monde entier ont donc cherché à mettre au point des méthodes permettant d’exploiter des gisements jusqu’ici inaccessibles. C’est ainsi qu’est née la fracturation hydraulique, qui permet l’extraction du gaz de schiste.
Le gaz de schiste est enfermé dans la roche sous forme de microbulles, et prisonnier d’une couche d’argile. Pour fracturer la roche et les libérer, on injecte de l’eau, du sable et des détergents à très haute pression. Le gaz libéré remonte à la surface et une partie de l’eau reste dans le sous-sol.
Une méthode controversée
Les craintes liées à la fracturation hydraulique sont nombreuses :
- l’eau : après forage, plusieurs millions de litres d’eau, mélangée au sable et aux détergents, sont injectés dans le puits. Cette eau ressort chargée en produits chimiques.
- les nappes phréatiques : ces nappes d’eau souterraines qui alimentent des sources et des puits pourraient être contaminées par le gaz qui remontent ou si elles sont mal isolées, par les produits utilisés.
- les mini-tremblements de terre : la fracturation hydraulique fissure la roche pour en extraire le gaz
- les effets de la libération du gaz dans l’atmosphère
- l’impact du forage sur le terrain lui-même : La fracturation hydraulique est une méthode d’exploitation extensive qui nécessite de forer un nombre élevé de puits sur des distances très rapprochées pour couvrir une large surface.
De nombreuses associations et de nombreux scientifiques s’inquiètent des conséquences de ce type de forage. Certains pays, comme la France, ont interdit la fracturation hydraulique. En Belgique, les réserves de gaz de schiste semblent très faibles et la question ne se pose pas vraiment. Mais si les nappes phréatiques sont endommagées ou si les risques sismiques augmentent, les problèmes ne s’arrêteront pas aux frontières.
Le débat est ouvert et déterminera grandement l’avenir énergétique belge, européen et mondial.