Marché de l'énergie

D’où viennent l'électricité et le gaz que l’on consomme en Belgique ?

Dernière mise à jour le :

Quand on allume la lumière chez soi ou qu'on augmente le chauffage, on se demande rarement d'où vient cette énergie. Pourtant, sa provenance en dit long sur la dépendance de notre réseau et sa transition vers l'avenir.

D’où vient notre gaz naturel ?

La majorité du gaz que nous consommons en Belgique provient désormais de Norvège, de France, des Pays-Bas, du Royaume-Uni, de la Russie et du Qatar. Le gaz russe, qui ne représentait déjà plus qu'une fraction minoritaire de notre consommation, fait désormais l'objet de strictes restrictions d'importation.

Le gaz naturel est extrait de gisements présents la plupart du temps dans les mêmes zones de production que le pétrole. Depuis les pays producteurs, il est transporté jusqu’à nos frontières par gazoducs ou par navires méthaniers.

  • Les gazoducs terrestres transportent le gaz venant des Pays-Bas, de la France, et une partie du gaz de Norvège. Des canalisations sous-marines acheminent le gaz en provenance du Royaume-Uni et l’autre partie du gaz norvégien.
  • Les méthaniers approvisionnent notre pays en gaz naturel sous forme liquide via le terminal de Zeebrugge. Le gaz liquide y est temporairement conservé dans des réservoirs de stockage. Il est ensuite regazéifié pour être injecté dans le réseau de transport, puis de distribution.

Le saviez-vous ?

Pourquoi dit-on gaz « naturel » ? Ce n’est pas par choix marketing, mais pour le distinguer du « gaz de ville » du 19e siècle, que l’on fabriquait en usine à partir de charbon. Le gaz naturel, lui, est extrait directement des profondeurs de la Terre, où il s'est formé il y a des millions d'années.

D’où vient notre électricité ?

Historiquement, la production nationale couvrait la quasi-totalité de nos besoins. Aujourd'hui, l'adaptation du parc nucléaire pousse la Belgique à importer une part de son électricité depuis les pays voisins (environ 26 % en mars 2026), principalement depuis la France et les Pays-Bas.

En novembre 2025, le mix électrique belge se composait comme suit :

  • Énergie nucléaire : 31,5 %
  • Énergie éolienne : 26,5 %
  • Énergie solaire : 5,5 %
  • Autres renouvelables : 6 %
  • Fossile et autres : 30,5 %

Une redéfinition du paysage nucléaire

Sur les 7 réacteurs historiques répartis à Doel et Tihange, 5 ont été mis à l'arrêt. Cependant, l'État a choisi de prolonger les 2 réacteurs les plus récents jusqu'en 2035. L'enjeu actuel est de construire un mix énergétique équilibré. Cela passe par :

  • La prolongation des centrales actuelles.
  • Le développement des énergies renouvelables.
  • La recherche sur la nouvelle génération de réacteurs (SMR).

C'est cette complémentarité qui garantira notre sécurité d'approvisionnement tout en accompagnant la transition énergétique.

La Belgique, importatrice d’énergie primaire

L’électricité est une énergie dite « secondaire » car elle est toujours produite en transformant une énergie primaire, c’est-à-dire l’énergie disponible dans la nature.

Le pétrole et le gaz naturel sont les énergies primaires qui sont le plus importées. Viennent ensuite les combustibles solides (charbon et autres). Le combustible nucléaire (uranium) est lui aussi importé. En 2024, notre pays a dépendu pour plus de 75 % de ses importations d’énergie primaire.

Cet article vous a-t-il été utile ?

Votre avis aide Energuide à s’améliorer