Le ciel est bleu et le soleil au zénith. Vos panneaux solaires doivent être en train de battre tous leurs records de production, n'est-ce pas ? La réalité est plus nuancée. En Belgique, le soleil joue avec nos nerfs, mais il joue aussi avec la physique de vos cellules photovoltaïques.
On croit souvent que les panneaux photovoltaïques atteignent leur production maximum en été, et ne produisent quasiment pas d’énergie l’hiver. Mais ce n’est pas le cas ! L’ensoleillement n’est pas le seul paramètre qui fait fluctuer votre production. Entre la fraîcheur printanière et les nuages automnaux, découvrons ce qui booste (ou freine) réellement votre installation.
L’ensoleillement
C'est le facteur le plus évident : sans lumière, pas d'électricité. En Belgique, l'écart est frappant entre les jours interminables de juin et la grisaille de décembre. Mais au-delà de la durée, c'est l'angle des rayons qui compte.
En hiver, le soleil reste bas sur l'horizon ; sa lumière doit traverser une couche d'atmosphère plus épaisse et frappe vos panneaux avec moins de force. C'est pour cette raison que la production ne s'arrête jamais vraiment, même en janvier, elle tourne simplement au ralenti.
Quel est le potentiel de ma toiture ?
Bruxelles Environnement met à votre disposition une carte solaire de la Région de Bruxelles Capitale. En consultant cette carte, vous verrez si votre toit est suffisamment bien orienté pour accueillir des panneaux.
Vers la carte solaire
N’oubliez pas de déclarer vos panneaux solaires !
Pour garantir un réseau électrique sûr et fiable, il est essentiel que le gestionnaire de réseau sache où l’électricité est produite et injectée sur le réseau. C’est pourquoi chaque installation solaire doit être déclarée conformément à la législation.
Vous habitez à Bruxelles ? Déclarez vos panneaux en ligne ici.
La température
Voici le paradoxe que peu de gens soupçonnent : les panneaux solaires détestent la chaleur. Comme n'importe quel appareil électronique, ils perdent en efficacité lorsqu'ils surchauffent.
Dès que la température passe au-delà de 25°C, le rendement des panneaux diminue d’environ 0,4 % par degré supplémentaire. Une cellule qui brûle sous un soleil de 30°C produit donc moins de courant qu'une cellule baignée par un soleil printanier à 15°C.
C'est un peu comme nous : on travaille mieux avec une petite brise qu'en pleine canicule !
Les plantes sont vos alliées
Allier une toiture végétale et des panneaux solaire bifaciaux est un combo gagnant. Les plantes maintiennent une température plus fraîche sur le toit, tandis que les panneaux bifaciaux captent la lumière qui se reflète sur la végétation ou les graviers clairs. Résultat : une production supérieure et un meilleur confort thermique !
Les nuages
En Belgique, en particulier de mi-octobre à mi-mars, nous sommes les experts du ciel gris. Bonne nouvelle : vos panneaux aussi !
Le photovoltaïque n'a pas besoin d'un ciel parfaitement pur pour fonctionner. Ils utilisent ce qu'on appelle le rayonnement diffus. Même à travers les nuages, les photons passent et sont captés par l'installation. Certes, la production est moindre qu'en plein soleil, mais elle continue à un niveau réduit.
L’astuce rentabilité
Le secret pour alléger votre facture n'est pas de produire un maximum d'énergie pour la rejeter sur le réseau. En effet, avec un prix de rachat bien inférieur au prix d'achat, l'injection n'est dans la plupart des cas pas la solution la plus rentable. La clé est d’auto-consommer au maximum votre production. Chaque kilowatt-heure que vous produisez et utilisez directement est de l’électricité que vous ne payez pas au prix fort à votre fournisseur.
La pluie
On peste souvent contre la drache nationale, mais pour vos panneaux, c'est une bénédiction. La pluie rince les poussières et les résidus qui s'accumulent et finissent par créer un léger voile opaque. Un panneau propre, c'est un panneau qui capte mieux la lumière. Considérez chaque averse comme une maintenance gratuite offerte par la météo belge.
La pluie est particulièrement utile à la fin du printemps, lorsque les pollens envahissent toutes les surfaces. Une étude de l’université de Californie a montré qu’après 145 jours sans pluie, la perte de rendement peut dépasser 7 % !
La neige
Heureusement rare à Bruxelles, la neige reste l’ennemi des panneaux photovoltaïques. Une couche de neige persistante peut bloquer la production si elle recouvre entièrement les cellules. Heureusement, en Belgique, elle tient rarement longtemps. De plus, les panneaux sont lisses et installés en pente : la neige glisse donc rapidement.
Le saviez-vous ?
La période où les panneaux produisent le plus en Belgique se situe en mai et juin. À la fin du printemps, les journées sont déjà très longues, mais surtout, l'air est encore frais. C'est ce "cocktail météo" qui offre les pics de production les plus impressionnants de l'année. Vous pouvez suivre sur le site d’Elia la production photovoltaïque en Belgique et de connaître les prévisions par jour et par mois.