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Comment choisir sa chaudière ?

Pour choisir une nouvelle chaudière, il faut tenir compte de plusieurs critères :

  • le type de combustible
  • le rendement
  • le système de combustion
  • la place disponible dans votre logement
  • vos besoins en eau chaude sanitaire

En ce qui concerne le prix, considérez son prix d’achat, mais aussi son coût d’utilisation. Une chaudière plus performante (par exemple un modèle à condensation) vous demandera un effort financier au moment de l’achat, mais il se remboursera un peu chaque jour durant les premières années, avant de vous faire économiser de l’argent.

Tenez compte aussi du fait que vous pouvez bénéficier de primes pour certains types de chaudières, ce qui les rend plus accessibles.

Bien dimensionner la puissance

Vous construisez ? Avant de penser « chaudière », explorez les voies alternatives : une maison passive, sans chauffage ou cogénération (production simultanée de chaleur et d’électricité).

Si vous devez remplacer une chaudière existante, demandez des conseils indépendants au Centre Urbain, à un architecte, à une connaissance qui a fait de même récemment... Consultez ensuite les sites web des fabricants, comparez des devis d’installateurs et renseignez-vous sur leur réputation. Demandez également au chauffagiste de justifier le choix du modèle qu’il vous propose.

Voici les points les plus importants dont vous devez tenir compte pour faire votre choix.

 

 

1. Le combustible

  • Vous pouvez vous baser sur le prix d’achat du combustible. Il est difficile de prévoir l’évolution du prix du mazout, mais tout porte à croire qu’il sera plus cher que le gaz naturel à moyen et long terme. Le choix de votre fournisseur peut également être déterminant ; certains ne calquent déjà plus le prix du gaz sur le prix du pétrole.
  • Les aides financières joueront certainement un rôle dans votre réflexion. Ainsi, Bruxelles Environnement n’octroie de prime Energie que pour les chaudières au gaz naturel. De même, le prix pour un raccordement au réseau de gaz est réduit.
  • L’impact sur l’environnement est donc un autre critère important. Tenez compte du fait que le gaz pollue moins que le mazout, mais pensez aussi aux énergies renouvelables : soleil, bois, etc.

2. Le rendement

Une chaudière avec un excellent rendement vous permettra de faire des économies et d’émettre moins de carbone. C’est le cas des chaudières au gaz à basse température (labellisées HR+) et, plus encore, à condensation (labellisées HR Top). Ces modèles sont plus chers, mais plus économiques à l’usage. Pour le mazout, les modèles à basse température et à condensation portent les labels Optimaz et Optimaz Elite.

3. Le système de combustion

Deux systèmes existent :

  • Les chaudières ouvertes ou « atmosphériques » prélèvent l’oxygène nécessaire à la combustion dans le local où elles se trouvent ; il est donc essentiel de prévoir une bonne amenée d’air. Elles sont munies d’une cheminée, par laquelle sortent les gaz de combustion.
  • Les chaudières fermées ou étanches (ou encore « à ventouse »), elles, n’utilisent pas l’air du local. Elles le prélèvent à l’extérieur par un tuyau à double paroi, qui sert aussi à évacuer les gaz de combustion. Un accès vers l’extérieur est donc indispensable (à travers la façade ou le toit). Ces modèles sont légèrement plus chers mais présentent plusieurs avantages :
    • ils n’ont pas besoin de cheminée traditionnelle. Un conduit d’évacuation en acier, moins cher, suffit ;
    • ils peuvent être placés dans un petit espace non ventilé, comme un placard ;
    • ils fonctionnent sans bruit ;
    • ils offrent plus de sécurité (moins de risque d’intoxication au CO) ;
    • ils consomment 4 à 5 % de combustible en moins.

4. La place disponible dans votre logement

Les chaudières à basse température et à condensation existent dans deux versions.

  • Si vous manquez de place, envisagez les chaudières murales. Compactes, légères et silencieuses, elles trouvent place discrètement dans une cuisine ou une salle de bain.
  • Les chaudières au sol sont généralement plus robustes mais aussi plus volumineuses.

5. Les besoins en eau chaude sanitaire

Pour l’eau chaude sanitaire aussi, plusieurs solutions s’offrent à vous. Tenez compte de vos habitudes, de la quantité d’eau dont vous avez besoin (selon que vous prenez plutôt des bains ou des douches, que vous vivez seul ou pas, etc.).

  • Un boiler séparé stocke l’eau et la garde chaude en permanence. C’est la solution la moins économe en énergie.
  • Une chaudière « mixte » ou « combinée » chauffe à la fois l’eau des radiateurs et celle utilisée pour la cuisine et la salle de bain. C’est une solution plus économe, et plus pratique pour les petits logements.
  • Un chauffe-eau instantané, séparé de la chaudière, chauffe l’eau à la demande. Ce système est encore plus économe.
  • Un chauffe-eau solaire, enfin, permet de chauffer « gratuitement » et écologiquement une bonne partie de l’eau que l’on utilise. Il peut être combiné avec une chaudière qui fournira le complément de chaleur nécessaire si la production n'est pas suffisante en hiver.


Pensez à …

Dimensionner correctement

En rénovation, ne vous contentez pas de remplacer l’ancienne chaudière par un modèle de puissance équivalente. Les modes de calcul du passé ne sont plus d’application. Faites vérifier par un chauffagiste les besoins réels et actuels de votre logement en puissance de chauffage. Tenez compte de ses améliorations (isolation, double vitrage, étanchéité…) déjà réalisées ou en projet.

Envisagez de placer un chauffage d’appoint (poêle à bois ou à pellets) à utiliser entre saisons ou en renfort pendant les grands froids.

Les calculs de puissance théorique nécessaire tiennent compte de conditions météo qui ne durent que quelques jours par an. Ne voyez donc pas inutilement trop grand et évitez de surdimensionner la chaudière. Sinon, c’est la consommation inutile garantie ! Côté coût, vous y gagnez aussi : les prix augmentant plus vite que la puissance dans une même gamme de chaudières, un modèle (très) puissant sera proportionnellement plus cher qu’un modèle moins puissant. 

Adapter la cheminée et les radiateurs si nécessaire

Faites vérifier que la cheminée peut supporter la présence de condensats (écoulement d'eau légèrement acide provenant de la condensation). Sinon, il existe des solutions : tubage, chaudière étanche. De même, une chaudière basse température demande des radiateurs plus gros pour augmenter l’échange de chaleur.

Faites vérifier par votre chauffagiste que vos radiateurs actuels ont une surface d’échange suffisante. Sinon, il faudra peut-être en ajouter un ou deux, ou en remplacer l’un ou l’autre. 

Disposer d’une régulation performante

La meilleure des chaudières ne donnera pas son maximum si elle n’est pas commandée par une régulation performante : thermostat programmable, sonde extérieure et vannes thermostatiques ajoutent quelque chose à votre chaudière : une forme « d’intelligence »…

Sandrine
Evere
Placeholder

J’ai fait remplacer ma chaudière il y a quelques semaines et je ne regrette pas un instant ma décision. J’ai gagné en confort et en sécurité….et j’ai hâte de découvrir ma première facture de régularisation !

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